Développement de bébé : La discipline de 0 à 1 an

Au-dessous d’un an, très peu d’enfants ont besoin d’être soumis à une discipline.

Avant un an, l’enfant n’est pas perméable aux arguments de la raison et la discipline que vous aurez à appliquer se bornera à un « Non ».

Si votre enfant n’obéit pas, vous l’éloignez ou vous faites disparaître l’objet du litige. Il n’est absolument pas question de frapper ou de punir un tout-petit.

Un enfant plus âgé a besoin que ses parents lui fassent discerner quelles sont les limites acceptables. Nombre d’entre elles apparaissent à travers les usages des membres de votre famille. le meilleur moyen de montrer à votre bambin ce qu’est une bonne conduite, c’est de bien vous conduire vous-mêmes. Donner à votre enfant des lignes directrices en matière de comportement entre dans votre rôle de parents et vous vous trouveriez bien d’entreprendre cette tâche dès ses premières années. Si vous manquez à vos devoirs, votre enfant découvrira à ses dépens qu’on tolère mal un garçon ou une fille égoïste et qui se tient mal. Vous aurez à mettre quelques lignes de conduite en vigueur, chez vous comme dans toute société organisée, pour que tout aille bien.

Comprendre les petit écarts

Il n’est pas de bébé qui se conduise mal de façon délibérée comme peuvent arriver à le croire des parents rompus de fatigue. Un bébé qui pleure constamment, qui se montre coléreux et maussade est souvent fatigué, affamé, malade ou c’est un bébé qui a peur de vous voir partir et peur de voir arriver des étrangers. C n’est pas sa faute et on ne peut pas l’en blâmer. Quant à vous, si vous avez épuisé toutes les possibilités pour prévenir et éliminer ce qui cause les ennuis de votre enfant, vous n’avez rien à vous reprocher non plus.

Vers l’âge d’un an, un enfant compense par une colère une blessure d’amour-propre. Il a peut-être du caractère et c’est au moment où il prend conscience de son individualité qu’il commence à le révéler. Il va extérioriser s volonté et n’acceptera pas que vous exerciez un contrôle absolu sur lui. Il va commencer à vous opposer des défis et à s’affirmer nettement. S’il repousse l’assiette que vous lui aurez préparée, laissez-le manger ce qui lui plaît, comme cela lui plaît (il n’est pas possible de contraindre un enfant à manger). De même, s’il préfère certains vêtements à d’autres, ne le contrariez pas. Si vous ne lui accordez pas quelques libertés à cette époque de sa vie, il se rebellera sûrement.

Un enfant peut aussi éprouver des sentiments de frustration parce que ses capacités ne lui permettent pas de réaliser tout ce qu’il voudrait faire de lui-même : ses forces physiques étant limitées, il ne peut agir sur son environnement à son gré. Il en résulte obligatoirement des larmes et des grosses colères. Ne vous laissez pas impressionner, car tous les enfants se conduisent ainsi un jour ou l’autre, mais aidez-le. Sans votre assistance, il gaspillerait son énergie à vouloir faire quelque chose qui le dépasse, et des échecs répétés finiraient par le démoraliser. Surtout ne le bousculez pas, ne faites pas pression sur lui car il s’entêterait plus encore. Agissez avec tact, gaité et, s’il le faut, de façon un peu détournée. Si vous parvenez à donner à votre enfant le sentiment d’agir selon ses idées, vous verrez qu’il se ralliera souvent à votre point de vue. Si, par exemple, il éparpille ses jouets, ne lui dites pas : « Vas-tu t’arrêter? », obtenez plutôt qu’il les range en ayant l’impression de jouer. Dites : « Je parie que tu iras plus vite à les remettre dans ton coffre que moi à ranger ma vaisselle! ».

Quand faut-il dire : non?

On trouve peu de raisons de dire non tant qu’un enfant n’a pas un an. Il faudrait certainement réduire la réglementation au maximum à cette époque de la vie de bébé, mais par ailleurs se montrer inflexible lorsque l’enfant veut se lancer dans une entreprise dangereuse pour lui ou pour les autres. Quand cela se produit, lui imposer un « Non! » très ferme et, selon le cas, faire disparaître l’objet dangereux ou arrêter l’enfant dans son élan. Chaque fois qu’on essaye d’expliquer à un enfant ou est le danger, leur dire pourquoi on l’a empêché de faire ce qu’il voulait. Lui montrer à quoi il se serait exposé, et renouveler ces explications autant de fois qu’il le faut jusqu’à ce qu’il ait bien compris et ne récidive plus. Il semble inutile de punir, et ne pas se mettre en colère donne la possibilité de résister à ses impulsions par la suite. La discipline est positive quand on l’obtient par un compliment tombant à point si l’enfant s’est bien conduit et par les exemples accompagnés d’explications que lui donnent d’autres membres de la famille. Toutefois, de telles réussites ne sont pas envisageables tant que l’enfant n’a pas atteint le développement intellectuel nécessaire pour distinguer le bien du mal et se conduire en conséquence.

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