Comportement de bébé : La peur des inconnus

Jusqu’à maintenant, environ 9 mois, votre bébé, passait de bras en bras.
Il gratifiait le premier venu de son plus beau sourire.

Et, tout à coup, c’est quelqu’un de votre famille ou un ami qui, le premier, a fait les frais de son changement radical de comportement.
Ses tentatives pour amadouer votre enfant ont tourné au fiasco.

Impossible de détacher l’enfant des bras de sa mère, sans provoquer des larmes.

Une peur constructive

Capable de distinctions subtiles

Vers l’âge de 8 mois, parfois plus tôt, l’enfant prend conscience que sa mère est une personne distincte de lui et il craint de la perdre quand elle s’en va. C’est l’angoisse de séparation qui survient en général avec la peur de l’étranger. Depuis longtemps déjà, il fait la distinction entre les visages familiers et les autres, mais peu à peu il prend conscience que cette différence implique des comportements différents. Une personne étrangère peut donc, chez certains enfants, susciter une inquiétude, tout comme l’irruption de « l’étrange », quand par exemple leur mère change de coiffure et qu’ils ne la reconnaissent pas. Surtout, ne croyez pas que cette anxiété passagère signifie que vous l’avez trop « couvé » ou qu’il est trop attaché à vous, qu’il ne deviendra jamais indépendant. Le bébé qui se montre prudent vis-à-vis de personnes inconnues ou peu familières a l’attitude la plus saine qui soit.

Capable de surmonter ses frayeurs

La peur est un mécanisme de protection bien utile : cette manifestation de l’instinct de survie permet de déceler les dangers et d’y faire face. Chez le tout-petit, la peur des inconnus est avant tout une manière d’assurer autour de soi la protection de maman et de papa, dont il a besoin pour progresser. les enfants comme tous les êtres humains grandissent et se construisent en surmontant leurs frayeurs. la peur de l’inconnu dure assez peu de temps, quelques mois en général, après quoi elle est relayée par d’autres peurs qui représentent autant de conquêtes.

Évitez les stress trop importants

Durant cette période délicate, il vaut mieux épargner à votre enfant les changements ou les ruptures importantes dans son petit train-train quotidien. C’est une affaire de quelques mois, mais pour l’instant il n’a pas les ressources nécessaires pour y faire face. ce n’est donc pas le moment de changer de nounou, de commencer son adaptation en crèche, de partir une semaine en vacances en amoureux… Si vous ne pouvez vraiment pas faire autrement, prenez le temps d’en parler avec lui, rassurez-le, confiez-lui un objet qui vous appartient, dites-lui que vous serez bientôt de retour, etc. Au moins ne le quittez pas sans lui dire au revoir.

Respectez son angoisse

Laissez-le se familiariser

Il veut être protégé, écoutez-le! Observez ce qui l’effraie et adoptez alors les stratégies appropriées. S’il panique à l’approche d’un visage, veillez à maintenir les distances. une bonne solution consiste à faire les présentations tout en tenant l’enfant dans vos bras pour le rassurer. N’oubliez pas d’être positive : « C’est quelqu’un de très gentil, c’est une amie (ou une cousine) que j’aime beaucoup. » Restez à ses côtés, le temps qu’il s’habitue à toute nouvelle rencontre.

Parlez-lui des gens qui l’entourent

Quand vous croisez une connaissance dans la rue, préparez la rencontre. Dites : » Tiens, voilà madame Untel… » Donnez à votre voix un ton gai et rassurant. Pour effectuer une transition douce du connu vers l’inconnu, souriez avant d’accoster une nouvelle personne, au parc, en promenade, parlez-lui des gens, commentez vos impressions, mettez des mots, des sentiments sur ce qu’il voit. Votre enfant comprendra ainsi que la nouveauté est source de plaisir, non de stress.

Ne le forcez pas

S’il refuse un bisou ou les bras d’une personne peu familière, inutile de le forcer à accepter. Il n’est pas encore capable d’intégrer les règles de politesse. Évitez les remarques telles que : « Arrête de faire le bébé », ou « Sois courageux ». Aussi incompréhensibles qu’elles puissent vous paraître, ses angoisses sont bien réelles et il faut apprendre à les respecter. Pour les surmonter, votre enfant a besoin avant tout de votre amour et de votre compréhension. E n attendant, demandez à votre entourage d’être patient quelque temps : avertissez parents et amis des réactions de votre bébé, sans en faire un drame. Et dites-leur que moins ils seront insistants, plus ils auront de chances d’obtenir un câlin.

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