Développement de bébé : Le développement de l’individualité de 0 à 1 an

Votre bébé ne ressemble à aucun autre : il est unique et aucun livre ne peut le décrire. C’est vous qui, en l’observant, en restant à l’écoute de ses signaux, allez le découvrir de jour en jour, c’est vous qui le connaîtrez de mieux en mieux, c’est vous qui attacherez de plus en plus de prix à son individualité. Elle est son bien le plus précieux et votre tâche est de la préserver. Aidez-le à grandir, à s’épanouir en la maintenant intacte.

Parvenir à « déchiffrer » son bébé, c’est comme lire un roman passionnant à petites doses. Que préfère-t-il? La douceur ou l’affection un peu bourrue? Ne laisse-t-il pas déjà penser qu’il a le sens de l’humour, qu’il sera un rien farceur, qu’on le verra toujours prêt à se joindre aux autres ou qu’il préfèrera sa tranquillité? Savoir comment il se comporte lorsqu’il est au mieux de sa forme vous prendra peut-être plusieurs semaines et, en attendant d’y parvenir, vous vous demanderez sans cesse s’il est malade ou non. Il vous faudra peut-être aussi deux mois pour interpréter ses cris et ses silences avant de définir sa nature : « père tranquille » ou « pile électrique ». Mettez-vous l’esprit en repos : bientôt, vous connaîtrez à fond ses petites manies, vous saurez s’il savoure ou s’il dévore, s’il exige beaucoup de sommeil ou s’il dort peu, s’il aime les câlineries ou si c’est un indépendant. Pendant tout ce temps, à force de tâtonnements et de réajustements, vous établirez votre emploi du temps, en fonction de ses besoins.

Les étapes de l'insertion

Votre bébé n’aura pas atteint l’âge de six mois qu’il en saura déjà long sur l’art de se comporter en être sociable. Par un cheminement que nous ne comprenons pas encore bien, il sera devenu expert en relations humaines. Il saura entreprendre une conversation avec vous et vous décider à jouer. Il aura appris à vous charmer par un sourire, un gazouillis ou en se révélant curieux et observateur. Il saura également mettre fin à une conversation en prenant un air ennuyé ou en regardant ailleurs. Voici à quels moments de sa vie ces comportements deviendront notables:

Vers trois mois

Il déteste qu’on le prive de contacts humains et pleure quand il est seul. Il s’arrête de crier comme par magie dès qu’un adulte apparaît, lui dit deux mots ou agite un hochet. Il tourne la tête vers ceux qui parlent, répond aux sourires par un autre sourire ou un gloussement. Il exprime sa satisfaction en remuant bras et jambes. Il fait fête à sa mère et à tous ceux qu’il connaît, mais il marque sa peur des étrangers en se détournant ou en poussant des cris.

A quatre mois

Il tend les bras avec l’espoir qu’on le prendra. Il étudie le visage des gens et les suit presque toujours du regard quand ils s’éloignent. Il sourit quand on lui parle et ne dissimule pas son plaisir si l’on s’occupe de lui. Il éclate de rire au cours d’un jeu.

Entre cinq et six mois

Par ses réactions, il montre qu’il fait la différence entre un sourire et un air fâché. Il accueille aimablement les familiers et craint les inconnus.

A six mois

Il s’enhardit jusqu’à tirer les cheveux de ceux qui le tiennent dans leurs bras et leur effleure le visage du bout des doigts.

Entre sept et onze mois

Il s’intègre à son entourage en imitant les paroles et les gestes.

Vers douze mois

Il s’interrompt si on lui dit : « Non! ». Il manifeste sa peur ou son inimitié en se réfugiant auprès de sa mère. Si un inconnu s’approche, il peut se mettre à hurler. Il a tendance à devenir envahissant.

Votre attitude devant votre bébé

Un « bon » bébé pleure très peu, se calme facilement et dort beaucoup. C’est du moins la définition qu’on en donne. Un bébé « méchant », c’est l’inverse. Si l’on attache quelque crédit à ces idées reçues, je n’ai eu que des bébés « méchants » et mes amies n’en ont eu que des « bons ». Cependant ils n’ont pas été si terribles, mes bébés! Ils étaient exigeants, difficiles par moments, mais c’est parce qu’ils avaient besoin de moi; quoi de plus normal?

Au début, il faut que vous vous habituiez l’un à l’autre. Ne vous laissez pas démonter par l’attitude de votre enfant. Il ne peut contrôler ses réactions et fait parfois montre de tendances qui s’estomperont en deux mois. A vous de le prendre en charge tel qu’il est, triste ou nerveux, éveillé ou endormi. Soyez aussi calme que possible et donnez-lui tout l’amour dont vous êtes capable.

Les bébés difficiles

Un bébé réellement difficile est un bébé qui crie et que rien ne peut calmer. Il n’est pas aisé de rester serein devant un tel enfant. Les cris ininterrompus d’un nourrisson agacent et consternent les parents. Si, de plus, le petit repousse toutes les tentatives que font ses proches pour le consoler, alors ceux-ci se croient rejetés et se jugent incapables de faire face à leur tâche. Ils arrivent même à penser que le bébé crie volontairement. Cela est impossible : votre bébé crie parce qu’il est programmé par la nature pour protester tant qu’on n’a pas compris ce qu’il demande et tant qu’on pas comblé ses désirs. Dans l’attente d’y parvenir, vous resterez enfermée dans un cercle vicieux : vous vivez sur vos nerfs parce qu’il crie, et il crie parce que vous êtes anxieuse.

Que faire?

- Gardez votre calme à tout prix.

- Partagez la tâche entre son papa et vous dans la mesure du possible, évidemment.

- Mettez en pratique les conseils donnés dans l’article sur les cris et les pleurs et n’oubliez pas que d’autres bébés sont dans le même cas que le vôtre. De toute façon, cela ne s’éternisera pas.

- Ne croyez pas que votre bébé vous rejette.. Il ne peut se comporter autrement pour l’instant et il cherche à s’adapter à la vie sans y parvenir. Comprenez-le. cela va changer, soyez-en persuadée.

- Acceptez toute forme d’aide venant de votre famille ou de vos amis. Vous avez besoin de détente et si l’on s’occupe de votre enfant, ne serait-ce qu’entre deux tétées, vous pourrez recharger vos batteries.

Les bébés placides

Ce sont des bébés qui, pratiquement, ne s’éveillent que pour se rendormir et n’émergent du sommeil que trois heures sur vingt-quatre. Ils ne sont pas exigeants, crient peu, sont assez amorphes et ne s’intéressent pas à ce qui les entoure. Ils dorment au milieu d’une tétée, restent indifférents quand on leur parle et ne manifestent ni plaisir ni déplaisir.

Que faire?

Au retour de la maternité, c’est le bébé idéal pour la maman : il lui permet de reprendre des forces après l’accouchement. Il manque cependant de vie et il faut le cajoler beaucoup pour qu’il découvre que c’est très amusant de rester éveillé.

- Ne cherchez pas à le maintenir éveillé de force. Il sait combien il lui faut de sommeil et vous devez en tenir compte, mais il ne serait pas bon pour sa santé qu’il reste trop longtemps sans boire. Si, par exemple, il dort pendant toute la nuit, éveillez-le au moment où vous vous couchez et donnez-lui à téter.

- Quand il ouvre les yeux, essayez de le stimuler et entourez-le d’affection. Posez des mobiles et des photographies à proximité de son berceau pour qu’il ait quelque chose à regarder.

- Portez-le en écharpe, même s’il dort, pour qu’il sente votre présence et votre chaleur.

Les bébés éveillés

Au lieu de dormir normalement, seize heures sur vingt-quatre dans les premières semaines, ces bébés ne dorment que douze heures environ, et encore : par à-coups. Ils sont débordants de vie et s’intéressent à tout. Devenus grands, ils montreront un goût très vif pour les études. Bien qu’ils soient fatigants, ces bébés causent par ailleurs de grandes satisfactions à leurs parents.

Que faire?

Jusqu’à ce que votre bébé ait l’âge de jouer seul, son père et sa mère seront ses compagnons favoris et il ne se fera pas faute de vous accaparer de jour et de nuit. Si vous ne vous relayez pas auprès de lui, vous serez bientôt brisée par la fatigue. N’en veuillez pas à l’enfant, mais prenez les mesures qui s’imposent pour ne pas manquer de sommeil.

- Emmenez votre bébé en écharpe, partout.

- Transportez le berceau ou le couffin d’une pièce à l’autre et posez-le, avec toutes les précautions possibles, sur une table ou une surface de travail afin qu’il entende votre voix.

- Multipliez les images et les mobiles pour qu’il s’occupe si vous le quittez.

- Installez-le sur un lit ou dans une poussette, soutenu par des coussins, dès l’âge de six semaines.

- Entretenez une bonne température dans sa chambre : cela invite à la somnolence.

- Prenez-le au lit avec vous.

Les éternels mécontents

Cela arrive qu’on ait un bébé à qui rien ne plaît : il se fâche quand il a faim et cependant il n’aime pas s’alimenter. Il tète lentement et avec difficulté. Après la tétée, il n’est pas satisfait si vous le gardez dans vos bras. Quand vous lui parlez, il ne fait pas attention à vous; il paraît toujours fatigué mais cependant il s’agite et ses muscles ne se détendent pas complètement. Quand on le couche, il se met à crier.

Que faire?

Ne vous mettez pas dans la tête que jamais vous ne pourrez rendre cet enfant heureux, sinon, avant peu, vous vous prendrez pour une incapable et en définitive c’est à lui que vous en voudrez. Balayez tous ces sentiments négatifs. Votre bébé se cabre contre tout, et non contre vous en particulier, parce qu’il ne s’est pas encore acclimaté. Ne considérez pas son malaise comme une critique dirigée contre vous. Faites fi de sa mauvaise humeur et acharnez-vous à lui arracher un sourire; essayez de l’amuser. Prenez-le sur vos genoux et tentez de lui faire faire quelques mouvements de gymnastique. Amenez-le à s’y intéresser. Dès que vous aurez obtenu le moindre signe positif, vous pourrez vous dire que le plus dur est passé et que vous allez pouvoir enfin obtenir un rapprochement.

- Essayez toutes les recettes qu’on vous indique pour calmer les cri.

- Maintenez une température élevée et confortable dans sa chambre. Essayez de l’emmailloter avant de le coucher pour qu’il se sente en sécurité.

- Donnez-lui autant de tétées qu’il en demande et ne le laissez jamais attendre en criant.

- Garnissez de mobiles les alentours de son berceau pour capter son attention.

- Emmenez-le partout avec vous si cela paraît lui faire du bien.

Les bébés nerveux

Tous les nouveaux-nés réagissent aux bruits violents et sursautent, mais les bébés nerveux réagissent exagérément aux bruits les plus normaux. Lorsqu’il ressent une sensation de faim, un bébé nerveux ne la manifeste pas par des cris persistants, mais pousse des hurlements au bout de quelques secondes. Quand on le soulève, tout son corps se raidit et lorsqu’on le redépose, il se crispe. Tous les bruits et les mouvements brusques lui font peur.

Que faire?

- Comprenez que le bébé ne vous rejette pas en tant que parents mais qu’il ne s’est pas encore adapté à ce monde.

- Emmaillotez-le presque constamment : quand vous le remuerez, ses membres seront maintenus et il aura moins l’impression d’être en danger.

- Ayez toujours des mouvements lents et doux. Penchez-vous sur lui et parlez-lui tendrement, à voix feutrée. La musique aurait peut-être un effet apaisant : chantez-lui une chanson douce.

- S’il paraît plus rassuré quand il est avec vous, portez-le en écharpe le plus souvent possible.

- Ne lui donnez pas de bains. Faites-lui une toilette rapide. Ne lui enlevez jamais tous les vêtements : laissez-lui une brassière ou une couche. Recouvrez-lui le corps d’une serviette.

- Ne le placez pas dans une pièce où des bruits peuvent venir soudainement l’incommoder : sonnerie de téléphone ou carillon de pendule. Ne l’exposez pas à la rumeur de la circulation. Ne le laissez pas dans une chambre donnant sur une cour d’école.

Bébé, membre de la famille

Pendant ses premières semaines, il sera l’axe autour duquel toute la famille tournera. Ensuite, c’est lui qui devra apprendre à vivre avec elle. Il est bon pour votre bébé de grandir au milieu de gens qui ont leurs horaires, leurs coutumes, leur comportement propre, et qui se soumettent à un certain nombre de règles. Votre bébé ne pourra pas s’incorporer à ce groupe s’il en est tenu trop souvent éloigné. Faites-le participer aux activités familiales : repas, jeux, sorties, courses dans les magasins. Faites-lui partager avec les autres les petits travaux ménagers, les soins à donner au chien, au chat. Emmenez-le chez vos amis. Tous ces contacts sont importants parce que les travaux de ses proches lui ouvriront des perspectives sur les travaux des autres. Il comprendra qu’il doit se conduire avec autrui comme il se conduit avec les membres de sa famille. Celle-ci lui enseignera les conventions et les habitudes de la société dans laquelle vous évoluez. Un des plus sûrs moyens d’acquisition de l’enfant est l’imitation. En vous observant, en copiant vos façons de faire, votre enfant formulera ses propres règles de vie.

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