Nuits de bébé : Pourquoi bébé ne fait plus ses nuits?

Jusqu’à 6 mois, bébé était un excellent dormeur. Mais depuis le retour des vacances, il se réveille deux ou trois fois par nuit.

A peine quelques heures de sommeil et les hostilités commencent. Les câlins n’y font rien. les mots doux ou plus fermes non plus.

A-t-il faim? Est-il angoissé? On dirait qu’il est totalement déboussolé…

Les différents types de réveils

En première partie de nuit

Comprendre les phases de sommeil de votre tout-petit vous permettra de l’aider à se rendormir seul. Avant minuit, des éveils, dits « dissociés » se produisent fréquemment et ressemblent aux terreurs nocturnes qui concernent les enfants plus âgés (3 ou 4 ans). Vous connaissez cela par cœur : pleurs, hurlements… Vous vous précipitez au chevet de votre bébé et le retrouvez couché, les yeux grands ouverts. Vous tentez de le consoler, mais rien n’y fait. En fait, la plupart du temps, il est encore endormi. On parle aussi dans ce cas d’éveils « confusionnels ». Et c’est en allumant la lumière, en le prenant dans vos bras, en le câlinant, en lui donnant à boire, en lui parlant, que vous le réveillez.

En deuxième partie de nuit

Entre 2 et 5 heures du matin, tous les bébés se réveillent naturellement entre deux cycles, encore très courts à cet âge. ces éveils brefs, spontanés, sont parfaitement normaux. L’enfant ouvre un œil, récupère son doudou et se rendort. Seule différence entre les bons et les mauvais dormeurs, attestée par les multiples études réalisées sur le sujet : la faculté des premiers à se rendormir seuls à chacun de ces réveils. Les seconds ont besoin d’un cérémonial qui, généralement, se complique et s’allonge avec le temps. Si vous ne réagissez pas, ce trouble du sommeil risque de s’installer et de se conjuguer, plus tard, avec la survenue des vraies peurs et des cauchemars : peur du noir, des monstres… liés au développement de l’imaginaire de l’enfant, vers 2 ou 3 ans, et au début du complexe d’œdipe.

Des rythmes réguliers

Il ne vous laisse pas dormir la nuit? Révisez le planning de ses journées et tentez peu à peu d’établir une plus stricte régularité. heure du lever (pas trop tardif), du coucher, de la sieste (celle de la fin d’après-midi n’est peut-être plus nécessaire), des repas. C’est l’attention accordée à ces « donneurs de temps » qui fait les bons et les mauvais dormeurs. Autre avantage : ils sont très rassurants pour votre enfant.

Comment réagir

N'intervenez pas trop vite
Une séparation de la nuit est un moment angoissant autant pour l’enfant que pour vous. Tout en le quittant, vous tendez l’oreille, vous restez à l’affût d’un signe et au premier râle, vous accourez. La plupart du temps, vous transposez sur lui votre propre malaise, interprétant ses cris et ses mouvements comme un appel. S’il ne s’agit que d’un éveil dissocié ou confusionnel, l’idéal est pourtant d’intervenir le moins possible pour ne pas le réveiller. Assurez-vous qu’il n’a pas trop chaud, qu’il n’est pas trop serré, ni gêné (barreaux, fermeture Éclair, élastiques, couche sale sur des fesses irritées…) et remettez-le dans sa position favorite, tout en vous faisant le plus discret possible.

Apprenez-lui à se rendormir seul

Il se réveille à chaque changement de cycle, ne parvient pas à se rendormir et vous appelle… C’est par le rituel du soir qu’il faut commencer la « rééducation ». le mot fait peur, mais il s’agit de moyens très simples : coucher son bébé éveillé, limiter l’engrenage de l’histoire-berceuse-bras-re-berceuse-bisou-massage, que votre enfant étire à l’infini. Rassurez-le (« je suis dans la pièce à côté », « demain, on va encore bien s’amuser »). Soyez ferme (« la nuit on dort, toi et moi aussi, parce que je suis très fatiguée »). S’il a besoin d’une veilleuse, choisissez la plus douce et ténue possible.

Évitez de lui donner le biberon

L’excès de liquide est l’une des causes principales de réveils multiples. Certains bébés prennent ainsi jusqu’à 5 ou 6 biberons de 200ml par nuit! Or, un enfant en bonne santé, qui ne souffre pas de troubles digestifs, qui n’a pas été un grand prématuré, n’a normalement ni soif ni faim s’il se réveille la nuit. le biberon est souvent la seule réponse à ses pleurs et peut effectivement les apaiser provisoirement : mais dans les heures qui suivent, sa vessie trop pleine le réveille de nouveau. Non seulement c’est inutile, mais aussi néfaste : le jour, il n’a plus faim et, pour peu qu’il « récupère » de sa nuit, c’est l’ensemble de son rythme circadien (sur 24 heures) qui a tendance à s’inverser. En gros, il dort et digère le jour et s’anime la nuit…

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