Avoir un bébé : Un bébé après la pilule

enceinte après la pilule

Aujourd’hui, rares sont les femmes qui n’ont pas suivi une contraception avant de prendre la décision de faire un bébé. Si c’est votre cas, peut-être êtes-vous inquiète des effets de celle-ci sur l’enfant à venir. Rassurez-vous, vous n’avez aucune crainte à avoir sur son développement, même si vous avez pris la pilule alors que vous ignoriez être enceinte.

Le bon délai

En revanche, votre médecin vous a peut-être conseillé, après l’arrêt de la pilule, d’attendre un certain nombre de cycles avant de concevoir un enfant. La raison en est que les contraceptifs oraux ont pour but de bloquer l’ovulation en agissant au niveau de l’hypophyse. Il faut donc pouvoir être sûr qu’elle se produit de nouveau normalement et que le système hormonal, bousculé par l’apport d’œstrogènes et de progestérone de la pilule, se rétablit. Dès le premier mois, le fonctionnement du complexe hypothalamus-hypophyse se remet en place naturellement et l’on observe une ovulation. Mais on peut parfois constater des premiers cycles sans ovulation ou encore produisant des ovules de mauvaise qualité. S’il y a alors fécondation, l’œuf ne se développera pas et sera naturellement éliminé. Dans 2 % des cas seulement, le cycle a du mal à se réinstaller. Le délai pour avoir un enfant après la prise de la pilule est allongé de un mois environ par rapport au délai moyen qui est de six mois. Si des troubles de l’ovulation persistent après l’arrêt de la pilule, il est probable, dans la majorité des cas, que ces difficultés étaient latentes avant même la prise du contraceptif.

Le stérilet

Si votre méthode de contraception était le stérilet, il n’y a aucun problème — vous avez pu constater d’ailleurs que le fait de l’avoir enlevé n’avait rien changé à votre cycle.
En effet, la fertilité de la femme redevient alors immédiatement normale. Le stérilet agit simplement en évitant la nidation de l’œuf dans la paroi utérine. Il ne bouscule donc en rien l’équilibre hormonal du corps. Si votre grossesse est le résultat d’un « loupé » de cette contraception — le stérilet n’est pas un contraceptif fiable à 100 % —, votre médecin l’enlèvera par le vagin si son fil est encore accessible, car il peut constituer un risque d’infection. Si, par contre, il est remonté dans l’utérus ou si votre grossesse est avancée, il n’interviendra pas. L’embryon se développera alors tout à fait normalement. Tout au plus devrez-vous surveiller que vous n’avez pas de pertes de sang ou d’infection. Le stérilet s’expulsera tout naturellement avec le placenta au moment de l’accouchement. De même, une grossesse due à une mauvaise utilisation d’un diaphragme ou d’un spermicide se déroulera sans problème.

Comment agit la pilule?

La pilule est faite d’hormones de synthèse très proches des hormones fabriquées par l’ovaire. Prises tout au long du cycle, elles freinent en permanence le travail de l’hypophyse et de l’hypothalamus, comme le font naturellement les hormones ovariennes à un moment précis du cycle. Elles provoquent l’arrêt de l’ovulation de façon permanente. On estime que près de 4 millions de Françaises utilisent la pilule.

Les ratés de la contraception

Vous preniez la pilule et vous êtes enceinte, cas rare mais qui peut arriver. Il faut savoir que toutes les pilules n’ont pas la même efficacité, parce que, selon le type de pilule choisie, le mécanisme de contraception diffère. Ainsi, les pilules dites combinées (oestrogènes et progestérone) sont efficaces à 100 %. Elles agissent sur l’ovulation mais aussi sur la qualité de la glaire cervicale et de la muqueuse utérine. Alors que les pilules dites séquentielles (oestrogènes puis oestrogènes et progestérone), qui n’agissent que sur l’ovulation, vous protègent d’une grossesse à condition de bien respecter leur mode d’emploi. Un oubli suffit à en modifier l’efficacité. Comme il est impératif de respecter un temps de pause de sept jours entre chaque plaquette, il est tout aussi indispensable de ne pas dépasser de plus de deux ou trois jours ce délai. La micropilule, dont l’action modifie uniquement la glaire cervicale, a un taux d’échec reconnu de 1 à 3 %. Enfin, certains antibiotiques et tranquillisants modifient son efficacité. De même, le stérilet n’a un effet contraceptif qu’à 99 % « année-femme » (sur 100 femmes, si on constate une grossesse au bout de un an, on exprime le taux de 1 % année-femme). Certains anti-inflammatoires, comme l’aspirine, contrecarrent son effet. Et il est toujours possible que vous le perdiez sans vous en apercevoir, mais c’est rarissime, surtout si vous vérifiez régulièrement son placement. Si vous êtes enceinte alors que vous utilisez des contraceptifs locaux, crème, ovule, éponge spermicide (non fiables à 100 %) ou diaphragme, votre grossesse est, probablement, le résultat d’une mauvaise manœuvre. Le bon diaphragme se choisit après un examen attentif de l’anatomie ils n’ont pas tous la même taille. Votre anatomie ne sera d’ailleurs plus la même après un accouchement.

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1 Commentaire

  1. Maman Suisse18 Février 2012 à 16:07 · Répondre

    « Le stérilet agit simplement en évitant la nidation de l’œuf dans la paroi utérine », ce n’est pas tout à fait exact, et ça dépend du stérilet! Si c’est un DIU au cuivre, le cuivre agit comme spermicide et tue les spermatozoïdes. Si c’est si c’est DIU hormonal, c’est encore différent. La progestérone délivrée par le DIU rends les glaires innaccueillantes pour les spermatozoïdes, qui voient leur durée de vie largement diminuée et leur chances de se déplacer réduites à néant. Il est important de comprendre que l’action d’un DIU n’est pas « abortive » en évitant la nidation, mais surtout « contraceptive » en empêchant les spermatozoïdes d’atteindre l’ovule.

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