Accouchement : Quand le nouveau-né a besoin d’assistance médicale

nouveau-né et besoin de soins particuliers

Il est très probable que votre bébé crie spontanément et soit immédiatement rose et tonique.
Mais, si ce n’était pas le cas, sachez que les mesures de réanimation néonatale lui permettront généralement de passer ce cap sans séquelles;
c’est l’un des immenses progrès de la médecine actuelle.

Un nouveau-né sur dix environ a en effet besoin d’une assistance médicale pour assurer la continuité de son oxygénation.

Quand le pédiatre doit-il être présent à la naissance?

Votre accoucheur demandera au pédiatre d’être là lorsque des difficultés sont prévisibles pour le bébé: l’échographiste signale des anomalies, des signes de souffrance fœtale apparaissent au monitoring, le travail se déclenche prématurément, vous mettez au monde des jumeaux…

Si le pédiatre n’est pas présent parce que l’accouchement semblait devoir se dérouler tout à fait normalement, la sage-femme, l’obstétricien et l’anesthésiste sauront pratiquer les premiers gestes en attendant la venue du spécialiste aussitôt prévenu. La présence de l’anesthésiste pour votre analgésie péridurale est ainsi une sécurité supplémentaire pour le nouveau-né.

La technique de réanimation du nouveau-né

Dès la naissance, le bébé est mis sur une table de réanimation qui comprend en permanence une source de chaleur, un matériel d’aspiration stérile à usage unique, une source d’oxygène avec un masque de ventilation, un matériel pour intuber le nouveau-né, et un chronomètre, car la rapidité de l’équipe médicale est primordiale.

Lorsque le nouveau-né n’a pas crié vigoureusement, il est d’abord débarrassé du mucus encombrant ses voies respiratoires grâce à une petite sonde introduite dans le pharynx, puis dans chaque narine. Dans le même temps, le pédiatre ou l’anesthésiste ausculte son coeur.

Dans la très grande majorité des cas, l’état initial du nouveau-né est bon (Apgar 7 à 1 minute, voir article sur " les premiers instants de votre nouveau-né ") et cette opération est suffisante.

L’enfant ne respire pas spontanément mais son cœur bat à plus de 100 pulsations par minute (cotation d’Apgar entre 3 et 6) :

c’est la syncope bleue. le médecin ventile ses poumons au masque à oxygène pendant une minute. En général, cette aide suffit à apporter une bonne oxygénation, le nouveau-né devient rapidement rose et se met à respirer tout seul. S’il ne réagit pas ainsi au bout d’une minute, le médecin introduit directement un tube dans la trachée pour maintenir une oxygénation efficace. Si le bébé se met alors à respirer rapidement, un nouveau score d’Apgar est établi au bout de 5 minutes. S’il est supérieur à 7 et que le bébé est bien rose, on arrête la ventilation. On enlève le tube de la trachée après 20 minutes de surveillance.

Le cœur bat lentement (cotation d’Apgar inférieur à 3):

c’est la syncope blanche. Si, malgré l’assistance précédente, les mouvements respiratoires et cardiaques du bébé ne sont pas efficaces, on pratique rapidement un massage cardiaque et on installe une perfusion pour administrer des médicaments stimulants et du glucose, source d’énergie.

Grâce à ces soins, les fonctions du bébé se déclenchent en général rapidement, son cœur se met à battre vigoureusement, les mouvements respiratoires permettent une bonne oxygénation et la peau devient bien rose.

Les équipes du SAMU pédiatrique

Ne vous affolez pas si vous voyez que, dans le même temps, on prévient le SAMU. Ce véritable petit hôpital ambulant va permettre à votre nouveau-né d’être transporté dans une unité néonatale de soins intensifs. Ainsi, aucune rupture n’aura lieu entre la réanimation entreprise dès la naissance à la maternité, celle effectuée par le pédiatre du SAMU et celle des soins intensifs. Toutes ces équipes, sur le pied de guerre 24 heures sur 24, ont considérablement amélioré l’état de santé des nouveau-nés en France.

Votre bébé sera placé dans un incubateur pour conserver sa chaleur et pour réduire au minimum les risques d’infection dus à l’environnement. Son transfert éventuel ne veut donc pas dire qu’il va mal, mais seulement qu’il a besoin d’assistance pendant un temps souvent difficile à déterminer. N’espérez pas recevoir une réponse très précise quant à la durée de son séjour au centre de soins intensifs, car personne ne peut vous la donner. L’enjeu pour l’équipe médicale est de vous rendre un enfant en parfaite santé.

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