Accouchement : La surveillance de la mère après l’accouchement

accouchement et surveillance

Lorsque vous serez de nouveau dans votre chambre, l’infirmière vérifiera régulièrement votre tension artérielle, votre pouls, votre température et l’importance de votre saignement. Cette surveillance sera complétée par les visites de la sage-femme.

Le tandem anesthésiste-gynécologue est très important pendant les heures, puis les jours qui suivent l’accouchement. C’est à ces médecins que l’infirmière signalera que vous vomissez, que vous avez une allergie, que votre tension baisse ou que votre pouls s’accélère. Ils décideront éventuellement d’un traitement pour modifier votre coagulation.

Si la sage-femme a l’impression que vous saignez excessivement, elle avertira tout de suite votre accoucheur pour vérifier qu’il n’existe pas une cause locale de saignement, telle qu’une rétention de placenta. Le plus souvent, les prescriptions ont pour but de vous éviter des douleurs et de vous remettre en forme rapidement. l’obstétricien et la sage-femme surveillent la cicatrisation de votre épisiotomie ou de votre déchirure, le cas échéant.

Après une péridurale

Vos jambes sont engourdies pendant quelques heures, mais vous sentez progressivement votre sensibilité revenir. La commande de votre sphincter urinaire est endormie. Si votre vessie n’est pas vidée environ 6 heures après la naissance, elle risque d’être distendue, ce qui peut être à l’origine de troubles sphinctériens. Aussi, l’infirmière vous aidera à uriner et vous sondera une ou deux fois si nécessaire. N’hésitez donc pas à l’appeler. Sachez cependant que les complications sont très rares.

Après une anesthésie générale

Vous restez d’abord en salle de réveil, où l’anesthésiste s’assure de la bonne autonomie de votre fonction respiratoire. Puis vous êtes emmenée dans votre chambre. L’infirmière joue à partir de ce moment un rôle très important:

- si vos voies respiratoires sont encombrées par des glaires, elle vous fera tousser en maintenant votre ventre au niveau de la cicatrice pour que vous ne souffriez pas;

- elle surveillera le bon fonctionnement de la sonde urinaire posée avant l’anesthésie pour vous éviter de vous lever ou d’uriner dans le bassin;

- elle vous aidera en cas de vomissements, si fréquents au réveil, et soulagera le plus possible nausées et maux de tête;

- elle guettera pour les signaler aux médecins l’arrivée de vos gaz qui indiquent la reprise du transit intestinal; les contractions de l’intestin peuvent être inhibées pendant plusieurs heures; vous n’aurez généralement le droit de vous alimenter qu’après cette reprise du transit;

- elle vous aidera à vous lever doucement le lendemain de l’opération; en attendant, tant que vous ressentez quelques vertiges, évitez surtout de vous lever toute seule car vous pourriez tomber.

Bougez vos jambes dans votre lit

Le temps n’est plus où l’on obligeait les accouchées à garder le lit pendant plusieurs jours. On s’est en effet aperçu que le ralentissement de la circulation sanguine provoquait des phlébites. Aussi, vous devez bouger vos jambes dès que possible. Vous vous lèverez le lendemain de la naissance pour faire quelques pas avec l’infirmière, jamais seule pendant les premières 48 heures car vous pourriez tomber.

Vous risquez d’avoir quelques petits malaises

- Vous êtes fatiguée par le long travail de l’accouchement et par vos difficultés à dormir profondément ensuite.

- Vous subissez une petite chute de tension : votre circulation doit se réadapter à fonctionner sans vasculariser le fœtus et le placenta, adaptation d’autant plus difficile que vous aurez saigné et que vous manquerez de fer; voilà pourquoi il était si important de prendre du fer pendant la grossesse et de prévoir la possibilité d’une autotransfusion.

Certains médicaments utilisés contre la montée du lait ont aussi tendance à vous rendre très « cotonneuse ».

Le risque d’hémorragie post-natale

C’est la première préoccupation de votre accoucheur et de votre anesthésiste.

Lorsque l’infirmière vous installe dans votre chambre, elle vous met une protection périodique. Elle appellera la sage-femme et les médecins :

- si plus de trois serviettes hygiéniques sont imbibées de sang pendant les premières 24 heures;

- si votre pouls a tendance à s’accélérer et votre tension à baisser.

Le gynécologue s’assurera aussitôt qu’aucun fragment placentaire n’est resté dans votre utérus, qu’aucune brèche dans la muqueuse n’est en train de saigner. L’anesthésiste ajustera votre coagulation. Une transfusion peut être nécessaire pour vous remettre plus vite sur pied.

Le risque d’infection

Il est de plus en plus souvent prévenu par une couverture antibiotique systématique:

- si un geste a pu agresser votre utérus, comme la révision utérine;

- si vous aviez une infection avant l’accouchement, telle qu’une infection urinaire; des mesures sont prises en même temps pour protéger votre nouveau-né.

Mais la fièvre peut monter ultérieurement:

- votre gynécologue vérifiera alors que vous n’avez pas d’infection au niveau du bassin ou de cicatrices;

- il examinera vos seins pour enrayer tout abcès éventuel;

- il vous auscultera car vous pouvez tout simplement avoir une petite bronchite.

Ne décidez pas de renoncer à votre allaitement pour des raisons de santé sans demander l’avis de votre pédiatre. Il choisira, si possible avec l’anesthésiste, des médicaments inoffensifs pour votre bébé.

Pour toutes ces situations, la vigilance des infirmières est fondamentale. Mais vous pouvez arriver au moment où plusieurs accouchées sont à surveiller car, dans une maternité, le rythme de travail est imprévisible. La présence d’un proche, votre mari ou votre mère, est une excellente mesure de surveillance autant que de confort, au moins pendant les premières heures après la naissance de votre enfant.

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