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Comment surmonter les difficultés de l’allaitement au sein ?

Quelques petits désagréments peuvent survenir au début ou au cours de l’allaitement. Ainsi les crevasses ou encore l’engorgement sont des difficultés propres à l’allaitement de bébé. Voyons comment les identifier et quelles sont les solutions possibles pour y remédier.

Les mamelons douloureux

Sans lésion cutanée

Juste après l’accouchement, les mamelons présentent parfois une hypersensibilité d’origine hormonal, qui s’atténue spontanément en une semaine environ mais une tétée ne doit jamais être douloureuse.

Position du bébé et une prise au sein correcte (ces deux éléments étant étroitement liés) sont les facteurs clés de la prévention des mamelons douloureux.

Si la prise au sein est correcte, les tétées longues et fréquentes (nécessaires pour entraîner la montée de lait) ne présenteront alors aucun risque pour le mamelon. Après la tétée, quelques gouttes de lait étalées sur le mamelon l’hydratent et préviennent les lésions. En cas de peau sèche, on peut aussi appliquer une crème à base de lanoline. l’équipe de la maternité vous guidera dès les premières tétées.

Avec lésions cutanées ou crevasses

Elles sont le plus souvent la conséquence d’une mauvaise position du bébé ou d’une prise de sein incorrecte… elles peuvent être aggravées par un nettoyage et un séchage excessifs des mamelons ou par la macération créée par des coussinets d’allaitement humides.

Les solutions aux crevasses

Rectifier la position d’allaitement ou la prise du sein, un changement de position diminuera la douleur.

Soins locaux : savonnage une fois par jour, bonne hydratation cutanée par crème à base de lanoline (à ne pas enlever avant la tétée suivante) ou utiliser l’action cicatrisante du lait maternel appliqué après la tétée.

Dans certains cas, on pourra proposer des protèges-mamelons en silicone, suspendre la tétée du côté douloureux en faisant couler le lait par expression manuelle sous la douche. Les crevasses peuvent parfois saigner, bien qu’impressionnant pour les parents, cela demeure sans risque pour le bébé et ne doit pas conduire à arrêter l’allaitement (laisser reposer le sein atteint).

L’engorgement

Lors de la première semaine, l’engorgement correspond à un afflux excessif et brutal de lait au niveau du sein et à un phénomène de tension hormonale, le lait s’écoule alors mal, les seins sont tendus, durs chauds et douloureux (une fièvre peut accompagner cet engorgement).

L’engorgement est favorisé par l’espacement des tétées, la fatigue.

Les solutions

Il est impératif de vidanger le ou les seins en faisant téter le bébé le plus fréquemment possible.

L’écoulement sera facilité par :

  • une douche chaude ou par l’application de gels chauds avant la tétée
  • un massage aréolaire pour assouplir le mamelon et amorcer la vidange (réalisé au début par l’équipe de la maternité)
  • le choix d’une position d’allaitement adaptée
  • l’utilisation simultanée d’un tire lait maternel pour soulager l’autre sein
  • le port de soutien-gorge adapté

Après la tétée, l’application de gels froid aura des vertus anti-inflammatoires. Parfois on vous prescrira des anti-inflammatoires ou des antalgiques par voir générale.
Le drainage lymphatique aide aussi à traiter l’inflammation.

Un engorgement peut parfois évoluer vers une mastite ou lymphangite(*) avec apparition d’une zone rouge et d’une forte fièvre. Sans traitement par les mesures précédemment décrites, cela pourra évoluer vers un abcès du sein.
L’examen quotidien des seins en suite de couches réalisé par l’équipe soignante permettra de gérer au mieux voire de prévenir cette situation d’engorgement.

La fatigue maternelle

Les hormones de la lactation (la prolactine et l’ocytocine) modifient le sommeil et permettent une meilleure récupération de la maman et surtout son adaptation au nouveau rythme veille/sommeil qui doit se calquer les premières semaines sur celui, spontané, du bébé.

Aucune mère ne pourra restée éveillée la nuit pour dormir ou bercer son bébé et réveillée le jour. Il lui faut se reposer et dormir pendant que le bébé dort.

Il est important de savoir limiter les visites; et de faire des siestes après les tétées plutôt que de craquer la nuit quand le bébé a besoin d’être pris ou crie…

Les cris

Le nouveau-né n’a pas encore accès à la parole articulée.

Il lui faut trouver un moyen à sa portée pour obliger les adultes à s’occuper de lui. Très simple, en fait, il produit un bruit, parfois insupportable : les cris!!!

Mais les cris n’expriment pas forcément la faim ou la douleur.

Il est normal et habituel qu’un bébé pleure à certains moments de la journée. Vous avez sûrement pu observer pendant la grossesse que le soir, une fois au calme, votre bébé bouge dans votre ventre, s’agite. Vous pourrez observer qu’une fois né, le bébé sera souvent agité le soir, et qu’il se manifestera par des cris parfois inconsolables et pendant plus d’une heure surtout en début de nuit.

Les solutions

Si après l’avoir fait manger, l’avoir changé, bercé, câliné, votre bébé crie encore, c’est peut-être tout simplement qu’il en a besoin. En effet, seuls des cris très fréquents dans la journée et sur plusieurs jours sont à signaler au pédiatre.

Notes

(*) Voir la définition de la lymphangite sur le lexique de grossesse

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