Près de la moitié des infertilités féminines s’expliquent par la difficulté, voire l’impossibilité, pour les ovaires de produire un ovocyte(1) fécondable. Les causes ? Ovaires fatigués ou polykystiques, maladie endocrinienne… C’est là que la stimulation hormonale entre en jeu. Deux grandes classes de médicaments sont prescrites pour induire une ovulation. Suivant les cas, ces traitements peuvent être associés à une insémination artificielle ou à une FIV. S’ils restent sans succès, il faudra alors envisager le recours au don d’ovocyte.

Une stimulation hormonale par le domifène

Cet anticestrogène est souvent prescrit en première intention, à raison d’un ou deux comprimés par jour, du deuxième au cinquième jour du cycle. Pour augmenter les chances de grossesse, des rapports sexuels deux ou trois fois par semaine sont alors « recommandés ». Comme toute stimulation hormonale d’ovulation, le citrate de clomifène entraîne un risque d’hyperstimulation. C’est-à-dire la maturation simultanée d’un nombre important de follicules, et donc d’ovocytes, avec la possibilité d’une grossesse multiple. Autres effets secondaires possibles: des bouffées de chaleur et/ou des troubles visuels (vision floue, mouches devant les yeux). Malgré sa facilité d’utilisation, sa prescription doit donc faire l’objet d’un contrôle rigoureux.

Une stimulation par injection de gonadotrophines

On utilise ces hormones sous forme d’injections sous-cutanées chez les femmes qui n’ovulent pas spontanément et qui ne répondent pas au citrate de clomifène. On les prescrit aussi pour obtenir plusieurs follicules mûrs dans le cadre des IAC (insémination artificielle avec sperme du conjoint) ou des FIV.

La mise au point de stylos d’injection a permis aux femmes de gagner en autonomie. Mais celles qui le désirent peuvent faire appel à un(e) infirmier(e) libéral(e). Lorsque la réponse des ovaires est jugée satisfaisante, l’ovulation est déclenchée par une injection d’hCG(2), une hormone aux effets comparables à celles de la LH qui est responsable de l’ovulation lors du cycle naturel. Là aussi, une surveillance rigoureuse s’impose pour prévenir le risque de grossesse multiple et d’hyperstimulation.

Dans sa forme mineure, la plus fréquente, l’hyperstimulation se traduit par des douleurs dans le bas du ventre associées à une sensation de pesanteur, avec parfois des douleurs lombaires. Par ailleurs, dans moins de 5 % des cas s’ajoutent des nausées, souvent accompagnées de vomissements et de fièvre. Dans 0,1 % des cas, on retrouve aussi des palpitations et des difficultés à respirer.

20 % c’est le taux moyen de réussite des PMA (procréation médicalement assistée) en France.

L’acupuncture, une précieuse alliée

À condition de s’adresser à un praticien spécialisé dans les problèmes de la fertilité, l’acupuncture présenterait un intérêt qui semble d’ailleurs confirmé par plusieurs études. La plus probante a été menée sur 1366 femmes allemandes, américaines, australiennes et danoises ayant eu recours à une FIV. Cette étude a fait l’objet d’une publication dans le « British Medical Journal » en février 2008. Cette étude a ainsi montré que l’acupuncture semblait accroître de 65% les chances d’être enceinte. Parmi les explications avancées à ces très bons résultats? L’accroissement d’afflux de sang dans l’utérus, la diminution des hormones du stress qui rendent plus difficile la nidation. Mais aussi le simple fait que les femmes reprennent confiance en ayant l’impression de S’être donné le maximum de chances.

Grâce aux stylos d’injection, on peut désormais faire ses piqûres soi-même.

Notes

(1) Voir la définition de l’ovocyte sur le lexique de grossesse

(2) Voir la définition de l’HCG sur le lexique de grossesse