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Quel est l’impact du stress sur la grossesse?

Depuis des années, on entend tout et son contraire. Une récente étude fait le point : seules les angoisses majeures peuvent avoir un effet sur la grossesse. Rien à craindre des inévitables petites stress du quotidien.

Les futures mères savent que la consommation de cigarettes et d’alcool est mauvaise pour elles et leur bébé, mais concernant le stress, c’est une autre histoire. Presque chaque mois, une nouvelle étude annonce le pire ou presque sur son impact pendant la grossesse. Résultat : A la moindre contrariété ou angoisse, les femmes enceintes stressent encore plus à l’idée de faire potentiellement du mal à leur bébé et elles culpabilisent. Une vaste étude épidémiologique menée aux États-Unis, portant sur plus de 66000 mères et enfants, vient enfin briser ce cercle infernal en apportant une nuance de taille.

Seules les angoisses majeures pourraient avoir des conséquences. Le stress banal, quotidien, n’aura pas d’incidence sur leur grossesse. Mais il peut en être tout autrement lors d’un stress aigu et prolongé, provoqué par un deuil, un licenciement, une maladie, des problèmes familiaux ou conjugaux importants… La maman peut alors souffrir d’un profond mal-être, de troubles du sommeil importants, de fatigue et parfois même d’une dépression.

Le stress du côté de la maman

Lorsqu’on est soumise à une grosse émotion, les glandes surrénales situées au-dessus des reins secrètent une hormone, le cortisol. Salutaire, il pousse à réagir pour se défendre; il accélère le rythme cardiaque et booste notre énergie. Malheureusement, il a des effets sur la grossesse. Si son lien avec les problèmes lors de la gestation est encore flou, les scientifiques penchent en faveur d’une hypothèse. La production importante de cortisol entraînerait une diminution de la progestérone, hormone qui favorise l’implantation de l’embryon. D’où un risque majoré de fausse couche si un stress important survient les premiers mois.

Selon une étude américaine, 90 des grossesses initiées avec un taux de cortisol élevé ont abouti à un avortement spontané, contre 33 % de celles débutées avec un taux normal. Même chose si un stress important est ressenti lors des trois derniers mois. Le cortisol, qui joue sur la contractilité de l’utérus, pourrait favoriser les accouchements prématurés.

Du côté du bébé

Aujourd’hui, les chercheurs commencent à mieux comprendre comment à haute dose, cette hormone du stress agit sur le fœtus. Le cortisol sécrété par la mère passe dans la circulation sanguine et se retrouve vite dans le sang du bébé. Mais le moment d’exposition au stress est décisif. L’impact serait plus important entre la 12e et la 22e semaine de grossesse, période où se développe la majeure partie des neurones du bébé. Avec à la clé de possibles modifications du cerveau qui peuvent entraîner plus tard certains troubles chez l’enfant, tels qu’une hyperactivité ou des problèmes cognitifs.

D’autres hypothèses font aussi état d’un retentissement sur ses défenses immunitaires avec à terme la survenue de pathologies infectieuses, de maladies des voies digestives et des voies respiratoires (asthme). Les scientifiques notent également un plus petit poids du nouveau-né. Prudence toutefois : un stress important durant la grossesse ne déterminera pas à lui seul la future santé de l’enfant, mais augmentera juste les risques de développer certains de ces troubles.

Toutes les solutions pour rester zen

Pour votre bien-être et votre futur bébé, il est donc important de diminuer rapidement votre état de tension si vous endurez une situation éprouvante. « Le premier traitement, c’est la parole. Dès que la future maman peut parler de ses angoisses à une sage-femme ou un médecin qui l’écoute, et que celui-ci reconnaît son mal-être, elle se sent en sécurité et son état de stress diminue. S’il le juge nécessaire, ce professionnel de santé saura vous orienter vers le psychologue de la maternité ou de la PMI.

Dans tous les cas, surtout pas d’automédication ! Les molécules actives peuvent passer la barrière placentaire et toucher le fœtus. Enceinte, mieux vaut privilégier l’homéopathie : Pulsatilla 15 CH ou Gelsenium 15 CH favorisent le calme et Ignatia 15 CH aide à retrouver une meilleure humeur. Avec la phytothérapie, on reste prudente car les plantes ne sont pas anodines; mais la fleur d’oranger et le tilleul en tisane peuvent favoriser la détente. Tout comme la sophrologie. Grâce à ses techniques de relaxation et de visualisation positive, cette discipline dénoue les tensions physiques et apaise l’esprit. Pour le reste, surveillez votre hygiène de vie.

Un repos suffisant, un peu d’activité physique et une alimentation équilibrée vous aideront aussi à retrouver la sérénité. Surtout si vous forcez un peu sur le magnésium qui intervient dans l’équilibre nerveux et la gestion des émotions. On en trouve dans les bananes, le cacao, les céréales complètes et certaines eaux minérales. Évidemment, on ne peut pas contrôler tous les événements de la vie. Mais même dans des situations angoissantes, il est très important que la future maman se fasse du bien; qu’elle soit à l’écoute de ses besoins et de son bien-être. En effet, tout ce qui est bon pour elle, l’est aussi pour son bébé. Alors, faites-vous plaisir. Un déjeuner avec une amie ou une sortie en amoureux est une agréable parenthèse qui peut vous aider à chasser ce mauvais stress.

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